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#1 30-11-2014 13:50:46

Fabien
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Paradoxe de Solow

Sur Wikipedia

En 1987, Solow fit remarquer que l'introduction massive des ordinateurs dans l'économie, contrairement aux attentes, ne se traduisait pas par une augmentation statistique de la productivité.

Cette constatation a reçu le nom de paradoxe de Solow, formulé sous la forme « you can see the computer age everywhere except in the productivity statistics » (« vous pouvez voir l'ère informatique partout, sauf dans les statistiques de la productivité »).

Il s'explique par le décalage dans le temps entre l'investissement en connaissances et son impact, dû au temps de formation et aux effets d'obsolescence.

Avec une croissance soutenue à partir de 1992, on a cru que les États-Unis étaient parvenus à briser ce « paradoxe » : retour d'une productivité record. BusinessWeek a parlé du nouveau paradigme économique. Solow lui-même y a cru : « il est possible que ce soit la fin du paradoxe des ordinateurs, mais je n’en suis pas sûr » (Le Monde de l'économie, 18 avril 2000). Finalement, la nouvelle économie ne tenait qu'à une bulle spéculative qui a fini par exploser. Le paradoxe de Solow, lui, tient toujours.

Pour Solow l’équilibre est la règle et le déséquilibre l'exception, il pense qu'à long terme l'économie tend vers une situation d'équilibre.


Article de l'Insee datant de 2000, dont voici le résumé (je cherche des travaux sérieux et plus récents...)
PDF : http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/es339i.pdf

La plupart des travaux empiriques portant sur l'économie américaine ne parviennent pas à mettre en évidence une corrélation significative entre la croissance de la productivité totale des facteurs des entreprises et leur degré d'informatisation. Ce paradoxe est communément appelé le paradoxe de Solow. Cet article en propose une explication, liée au mode d'organisation interne des entreprises. L'apparente absence d'impact des technologies de l'information sur la productivité globale des facteurs cacherait en fait un double phénomène : de forts gains de productivité dans les entreprises ayant adopté simultanément des innovations technologiques et organisationnelles et un échec de l'informatisation dans les entreprises qui n'ont pas réorganisé leur processus de production. Cette hypothèse est testée à partir de données sur l'industrie manufacturière aux États-Unis, en exploitant la relation entre diffusion des pratiques flexibles de travail et hausses des accidents du travail. Un indicateur original de changements organisationnels est ainsi construit, les réorganisations à chocs d'accidents, qui permet de contourner l'absence de données temporelles spécifiques sur ce thème. Les estimations effectuées à un niveau sectoriel détaillé confirment la forte complémentarité entre innovations organisationnelles et informatisation. Plus précisément, seules les industries ayant adopté simultanément des pratiques de travail flexibles et ayant fortement investi en informatique ont enregistré une forte hausse de la productivité totale des facteurs. En revanche, la mise en oeuvre de changements organisationnels sans recours aux nouvelles technologies ou l'informatisation sans réorganisation, ont un impact négatif sur la productivité.


Un doc non daté (après 2006) intitulé "La fin du paradoxe de Solow".
Principale affirmation : il faut une quinzaine d'années pour que l'effet d'une innovation soit sensible sur l'ensemble de l'économie.
http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=& … 2063,d.d2s

(à compléter)

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